Une jeune femme rêve d’Australie et effectue un apprentissage de conductrice de camions
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Kathrin Meyer est une jeune femme qui nourrit des projets ambitieux : elle souhaite conduire des camions. Dans quelques semaines, elle terminera sa première année d’apprentissage et deux autres années vont suivre. Plus tard, elle souhaite traverser l’Australie en camion.

Elio Kovacevic, le responsable de l’encadrement des apprentis à l’atelier de contrôle de la maison Bertschi AG à Dürrenäsch dans la canton d’Argovie, conduit le tracteur pour semi-remorque jaune dans la halle. Kathrin Meyer, l’apprentie en première année, est aujourd’hui sa collaboratrice à l’atelier. Elle se met immédiatement à contrôler les phares et à les régler correctement. Peu de minutes plus tard, elle remplace le grand extincteur à l’arrière de la cabine contre un exemplaire qui vient d’être contrôlé. D’emblée, ses gestes sont tous  précis et justes.

Ce camion a été contrôlé la dernière fois il y a quatre mois. Kathrin annonce qu’un pneu est défectueux et que les tôles de protection arrière doivent être fixées. Elle connecte maintenant le tuyau d’aspiration des gaz d’échappement sur l’échappement, entre dans la cabine, démarre le moteur et place l’essieu avant sur les tambours pour le test des freins. Le chef lit les données et les transcrit sur le protocole.

Une fois que l’action de freinage de l’essieu arrière a également été contrôlée, Kathrin roule dans la cour pour chercher la semi-remorque qui est prévue pour d’autres tests de freinage. En route, elle confie qu’elle a déjà passé avec succès l’examen de conduite pour voitures de tourisme et qu’elle se réjouit beaucoup d’exercer le métier de conductrice de camions. Avec doigté, elle conduit le véhicule tracteur en marche arrière devant le trailer jusqu’à ce que le pivot d’attelage de semi-remorque s’encliquète. Elle réunit  les flexibles de frein à air comprimé, remonte les supports et reconduit le train routier à cinq essieux d’une longueur de 16 mètres à l’atelier. En marche arrière, elle dirige l’immense engin au millimètre près dans l’atelier en prouvant de la sorte son savoir-faire.

Kathrin disparaît prestement dans la fosse derrière le véhicule et se met à attacher les essieux de la semi-remorque avec des cordes et chaînes épaisses de manière à pouvoir simuler la pleine charge. Pendant ce temps, le chef effectue le test des freins. La procédure est répétée pour chaque essieu. Après avoir remis la semi-remorque à sa place, Kathrin fait la démonstration d’une autre de ses spécialités : un fournisseur a déchargé une palette de flexibles à côté de l’atelier, elle les conduit avec un chariot élévateur à fourche à l’endroit correct où ils doivent être stockés. Depuis le début de sa journée de travail, deux heures se sont écoulées, il est temps de faire une brève pause.

En prenant le café, Kathrin raconte que son père, son frère et son oncle étaient déjà des «capitaines de la route», ce qui explique sans doute pourquoi elle se sent plus à l’aise dans un camion que dans une voiture de tourisme. Soit dit en passant : Kathrin roule également en moto. Plus tard, lorsqu’elle aura fini son apprentissage, Kathrin souhaite parcourir de longues distances et cela en Scania. Sa formation lui permet également d’acquérir les connaissances spécialisées en transports de marchandises dangereuses (ADR), car la maison Bertschi AG transporte de nombreuses marchandises de ce type.

Pour conclure, Kathrin Meyer, cette jeune femme plein de pep, nous confie son plus grand rêve : «Un jour, j’aimerais traverser l’Australie avec un camion de 20 essieux.»

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